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point de vue


Kumite Shintaido
Texte collectif

Un des éléments de l'originalité du Shintaido est sa manière d'aborder la pratique à deux. Dans un cadre précis, les attaques et réceptions se succèdent mais pas pour vaincre l'autre ou faire une démonstration de force. Il n'y a pas de vainqueur ni de vaincu, d'ailleurs, il n'existe pas de compétition au Shintaido.

Tout en restant fidèle à la tradition millénaire des Arts Martiaux orientales, l'objectif du kumité Shintaido est d'aider le partenaire à grandir, à montrer son expression la plus grande, parfois la plus forte ou la plus douce mais toujours la plus authentique. Ceci demande une volonté particulière : pour l'un, de " challenger " le partenaire pour l'amener hors de ses limites habituelles, et pour l'autre de développer une capacité à accepter et même aller au devant de ce que l'autre propose. Le kumite développe l'écoute, l'entraide, la confiance et l'échange, qualités qu'il est rare de trouver aujourd'hui.



Le Salut
Résumé de l'article "Lecture ethnométhodologique de la pratique des saluts (rei) dans une école d’arts martiaux japonais (shintaïdo)", écrit par Clélie Dudon.
Pour lire le texte dans son intégralité cliquez ci-dessous.

Le salut est dans une grande partie de l’Asie, et notamment au Japon, un moyen de communication non verbal qui sert à échanger des civilités. Dans le cas particulier des arts martiaux, le salut est considéré comme un acte rituel qui fait partie intégrante de l’entraînement. Si pour l’initié ou l’homme japonais, cet acte est évident et naturel, en revanche le néophyte occidental y voit souvent, au moins dans ses débuts, une bizarrerie qu’il peine à décoder. Il peut dès lors sembler légitime de s’interroger sur le sens que le salut peut avoir pour des pratiquants occidentaux et sur l’usage qu’ils en font. On peut également se demander si cette habitude rituelle est indispensable et importable. L’auteur émet l’hypothèse que le salut transmet une conception héritée de la société traditionnelle japonaise, celle de l’espace relationnel.

Bowing is a means of non-verbal communication that serves as a form of greeting in Japan and in most of Asia. This article addresses the particular case of bowing in the martial arts, where the act of bowing is considered to be both a ritual and an integral part of the overall training process. For the Japanese, or for anyone initiated in this ritual, the act of bowing is both obvious and completely natural. Occidental neophytes, however, especially when first confronted with this ritual, often think of bowing as an oddity that is difficult to decode. So the author, Clelie Dudon, considered the following as a legitimate question of investigation, “What is the meaning and what is the function that bowing has for the Occidental who practices this ritual?” The author also considered the significance of the following questions, “How indispensable is the bowing ritual?” and, “Is it transferable?”. In this article, Clelie Dudon suggest s the hypothesis that bowing is in fact the transmission of an inherited concept, the concept of “relational space” in traditional Japanese society



Illustration des 5 étapes (présumées) de l'appentissage
par Julio Dain

1 - La feuille blanche

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2 - Le dessin au crayon du contour d'une forme

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3 - Le remplissage de l'espace intérieur du contour (avec des crayons colorées, par exemple)

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4 - Le remplissage de l'espace extérieur

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5 - On peut supposer le gommage du contour initial de la forme

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Paris 30/05/2001